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Culture, Sciences Po, Pierre Bénichou

 

Pierre Bénichou a publié le 12 janvier 2012 un article polémique sur les Nouvel Obs. Je suis tombé sur cet article à l'instigation de mon ami Jean Schoenlaub: il se demandait qui écoutera une remarquable conférence d’ Yves Bonnefoy à propos de Pourquoi Baudelaire? (Collège de France, 10 janvier 2012) dans dix, vingt ans. Jean pense, et moi aussi, que l'article de Bénichon est à lire, absolument. La réaction des étudiants de Sciences Po et des responsables de l'École décrite par Bénichon est affligeante pour beaucoup d'entre nous.

Peut-on dire encore que "la langue note" ou que "la culture générale est sacrée"? Erri de Luca a dit récemment que pour les nouvelles générations l'histoire semble commencer avec elles -à différence de la sienne, qui se sentait héritière de quelques unes dans le passé. Bien sûr que entre les récits du monde qu'on se faisait dans les années 1960-70 et ceux qui sont proposés aujourd'hui aux nouvelles générations il n'y a pas de ponts, que les instruments et les formes de la transmission sont inexistantes. Mais c'est aussi peut-être vrai que les nouvelles n'ont pas par elles mêmes coupé les liens: le monde qu'elles habitent, la langue qu'elles parlent, la société qu'elles souffrent et dans laquelle elles doivent trouver une place, tout ça est en grand mesure la construction des générations précédentes.

Quels enseignements tirer de la dégradation de la France par Standard & Poor’s ?

Le 17 janvier 2012 le NObs publie une interview avec l'économiste Daniel Cohen. Voici le texte:

 

- La perte du Triple A français signe deux échecs. D’abord c’est la fin des « Reaganomics ». La droite française avait fait des baisses d’impôts l’alpha et l’omega de sa politique économique. Le socle du programme de Jacques Chirac était la réduction d’un tiers de l’Impôt sur le Revenu ; celui de Nicolas Sarkozy promettait de baisser de 4 points les prélèvements obligatoires.

Crise en Europe : Ce qu’on vit est de l’ordre de la tragédie

Jean-Paul Fitoussi est directeur de recherche à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Il a répondu le 6 décembre 2011 aux questions de Liberation.fr.

L'accord entre Paris et Berlin vous semble-t-il un bon chemin pour sortir l'Europe de la crise?
Non. Le deal franco-allemand est décalé par rapport à la crise sans précédent que l'on vit en Europe. Il prendra un temps à être mis en pratique quand il faudrait être beaucoup plus réactif. Un accord sur la discipline budgétaire et une union monétaire seraient acceptables s'il existait un gouvernement fédéral et des Etats qui acceptent la règle du jeu. Ce n'est pas le cas. Promovoir la vertu à tout prix, renforcer encore la rigueur dans des pays qui ont abdiqué toute liberté budgétaire est non seulement incohérent, mais contre-productif...

Pourquoi?

Le murmure du vent de l’ouest dans les feuilles de sassafras


 

L'histoire du western, l'histoire de la langue et l'histoire d'un millier d'expériences du western et de la langue glissent  entre les feuilles d'une pièce théâtrale. Le tout extraordinairement vivant et proche une nuit d’automne, Théâtre Ranelagh.

Mettez-vous bien. Attachez la ceinture. Une rafale de tirs clive l'obscurité et la chanson nostalgique ouvre une scène dans laquelle, un par un, les clichés seront vidés.

Blow-up Space virtuel du Jeu de Pomme

Blow-up cherche à visualiser la dissémination des processus artistiques mis en place par les artistes de l’exposition. Cette visualisation se fait grâce à un dispositif rhizomatique inédit développé spécifiquement par l’équipe de Resurgences.eu. Chaque fois qu’une actualité associée à l’exposition est détectée sur le Web ou les réseaux sociaux, une nouvelle ramification apparaît dans le rhizome. Celui-ci va grandir au fur et à mesure que les concepts se propagent.

Cette méthode cartographique est inspirée à la fois des techniques de représentation réticulaire de l’information qui se sont développées dans la dernière décennie, mais également des idées discutées par Guy Debord dans ses textes sur la psychogéographie, « Introduction à une critique de la géographie urbaine », ou sur la « Théorie de la dérive ».

Le rhizome de Blow-up cherche à généraliser les idées de Debord dans la mesure où il ne s’agit pas ici de la psychogéographie d’espaces urbains, mais d’espaces médiatiques (tels que Google, Facebook, Twitter, la télévision, la presse grand public, etc…), ou d’espaces conceptuels.