Information publique

Tariq Ali: In Pyongyang

london review of books - mar, 01/31/2012 - 10:19
Forty-two years ago, I was mysteriously invited to visit North Korea. Pakistan’s military dictatorship had been toppled after a three-month struggle and in March 1970 the country was in the throes of its first ever general election campaign. I was travelling to every major town and many smaller ones, interviewing opposition politicians and those who’d taken part in the uprising for a book. I was still there in May, my work unfinished, when the invitation arrived. North Korea was even then a country set apart. The letter came via a local Communist known as Rahim ‘Koreawallah’, secretary of the Pak-Korea Friendship Society. Short, paunchy, loquacious and full of beer, he was out of breath as he handed me the letter from Pyongyang. I had to leave straightaway, he said.

Adam Mars-Jones: Jeanette Winterson

london review of books - mar, 01/31/2012 - 10:19
I was friendly with Jeanette Winterson in the 1980s – we even went away for a weekend together. I went slightly cool on the friendship, though she didn’t exactly do anything wrong. We ran into each other occasionally after the publication of Oranges Are Not the Only Fruit, and we once read to an audience of nine in Burnley (I doubt if even one of the nine was there to hear me). Otherwise my memories are from the period before she was ‘Jeanette Winterson’, the outsider who gatecrashed the canon, or alternatively the self-sabotaging golden girl and egomaniac who could never match that first success.

Rachel Aviv: Scientology

london review of books - mar, 01/31/2012 - 10:19
Empirical study led L. Ron Hubbard to the principles on which Scientology is based. He never claimed to have had a revelation. He spelled the principles out in 1950 in Dianetics: The Modern Science of Mental Health, the bestselling self-help treatise in which he presents rationality as our birthright. The human mind, he wrote, is a perfect computer corrupted by ‘incorrect data’. He urged readers to reflect on their lives and ask themselves: ‘Where is the error?’ With the help of a lay therapist, called an ‘auditor’, they could uncover early traumas – mothers who wanted to abort them, or slept with too many men – and become less irrational.

J. Robert Lennon: ‘The Art of Fielding’

london review of books - mar, 01/31/2012 - 10:19
It’s impossible to overstate the extent to which the game of baseball is integrated with American life in general, and its literary scene in particular. The sport’s popularity has wavered – it has occasionally been eclipsed, in market share, by American football and basketball – but its importance as a cultural signifier has never faded. To the mathematically minded, it is a game of statistics; to the outdoorsman, it is pastoral. The gossip sees it as a pageant of personalities, the intellectual uses it to establish working-class cred and the working man philosophises over it.

Letters

london review of books - mar, 01/31/2012 - 10:19
The letters page from London Review of Books Volume 34 issue 2

Table of contents

london review of books - mar, 01/31/2012 - 10:19
Table of contents from London Review of Books Volume 34 issue 2

Inde : De nouveaux défis dans la lutte mondiale contre la tuberculose

global voices - mar, 01/31/2012 - 09:16

(Tous les liens sont en anglais) Les média et la blogosphère indienne sont engagés dans une féroce bataille autour de deux mots : “multi” et “ultra”. Si vous suivez les informations indiennes, le débat qui a lieu dans la communauté internationale spécialisée dans le domaine de la santé au sujet de la tuberculose n'a sûrement plus aucun secret pour vous.

La semaine dernière, les média indiens ont explosé suite à la parution de signalements à Mumbai de l'apparition d'une souche de tuberculose complètement résistante à tout traitement connu. Les journaux locaux l'ont surnommée la “tuberculose totalement résistante aux médicaments” ou TRM-TB. Quelques jours avant, le gouvernement indien avait publié une déclaration réfutant la dénomination TRM-TB, affirmant que l'Organisation Mondiale de la Santé ne possédait pas de définition précise pour TRM-TB et que cette TB qui apparaissait à Mumbai n'était autre qu'une souche multi-résistante aux médicaments (MRM-TB). Ils l'appellent désormais URM-TB, ou ultra-résistante aux médicaments.

Image de la mycobacterium tuberculosis vue au microscope électronique, responsable de la tuberculose. Image de Sanofi Pasteur. CC BY-NC-ND

Experts et citoyens indiens se sont emparés de la blogosphère et de la Une des journaux, se demandant pourquoi leur gouvernement et les grands acteurs du traitement de la tuberculose se disputaient sur la dénomination de la maladie, alors qu'ils feraient mieux de la combattre.

Bharati Ghanashyam, un blogueur du site Journalistes contre la TB, a résumé ce mouvement de protestation dans la communauté impliquée dans la santé  depuis la déclaration du Ministère de la Santé indien, dans l'article “Appelez-la comme vous voulez mais anéantissez-la”.

Bharati Ghanashyam commente que le fiasco de la TRM-TB est survenu après que l'Inde a été déclarée exempte de poliomyélite pendant une année entière. Sa question est : comment l'Inde peut arriver à un tel miracle pour ensuite s'empêtrer de telle façon avec la tuberculose ? Il fait en outre part du considérable débat et du démenti qui s'en est ensuivi sur la manière dont devrait être dénommée cette nouvelle forme de TRM-TB. Selon un article paru dans le journal Indian Express, “Les docteurs de Hinduja ont inutilement tiré la sonnette d'alarme. La dénomination TRM n'est pas reconnue par l'OMS ou le Nouveau programme national pour la maîtrise de la tuberculose. Jusqu'à présent, ils se contentent de la classer dans la catégorie multi-résistante aux médicaments”, déclare un responsable de la Direction générale des services de la santé.

Un utilisateur de Twitter TBVI_EU confirme les propos de Ghanashyam.

@TBVI_EU:  “So true! @bghanashyam It makes little difference what we call different forms of TB. What matters is people are dying,”

@TBVI_EU:  “Tellement vrai ! @bghanashyam La différence entre les diverses dénominations de la TB est minime. Le plus important est que des gens en meurent.”

La blogueuse Alanna Shaikh, une experte du domaine de la santé, a donné l'alerte auprès des professionnels du développement, dans son article “Fin de la négligence : appelons la nouvelle souche “TRM-TB“.

“TDR-TB is exactly what it sounds like. Doctors have not yet been able to identify a treatment for this TB that will work,” she wrote. “This is a bad, bad development for global health.”

“La TRM-TB est exactement ce que son nom indique. Les médecins n'ont pas encore réussi à identifier un traitement efficace pour cette forme de tuberculose”, écrit-elle. “Cela représente une mauvaise, très mauvaise nouvelle pour la santé au niveau mondial.”

L'OMS déclare sur son site Web qu'il est impossible de savoir si des souches de tuberculose qui apparaissent résistantes aux médicaments en laboratoire le seront également chez le patient. Cela semble aller à l'encontre des faits car à Mumbai, sur 12 patients souffrant d'une forme particulièrement virulente de la tuberculose, les médicaments disponibles sont restés sans effet. L'OMS essaye tout simplement de souligner l'absence d'un test standardisé capable de déterminer à quel point les différentes combinaisons de traitements sont efficaces, aussi bien en laboratoire que sur des patients.

Par ailleurs, le Ministère de la Santé indien a publié un rapport le 20 janvier annonçant que neuf des douze patients identifiés avaient un état stable avec leur traitement actuel tandis que trois étaient décédés, confirmant l'hypothèse que la souche serait sensible à un traitement antibiotique.

Une chose reste certaine, les activistes qui utilisent le hashtag #tuberculosis sur Twitter et le Net, sont catégoriques : la tuberculose doit rester une haute priorité pour les gouvernements et les organisations internationales bailleurs de fonds telles que le Fonds Mondial et les Nations Unies.

Chine et Hong-Kong : Une altercation dans le métro hongkongais ravive les tensions transfrontalières

global voices - lun, 01/30/2012 - 23:42

Une vidéo Youtube montrant une dispute lors de laquelle les passagers d'un métro hongkongais reprochaient à une Chinoise continentale de manger et de laisser manger son enfant à l'intérieur de la rame, a déclenché un débat transfrontalier houleux entre les habitants de Chine continentale et ceux de Hong-Kong. Et comme si les esprits n'étaient pas déjà assez enflammés, un professeur de l'Université de Pékin, Kong Qingdong, a mis de l'huile sur le feu déclarant sur la chaîne de télévision continentale que les Hongkongais étaient des “caniches”.

Voici ci-dessous le reportage d'un journal télévisé local sur la dispute s'étant déroulée dans le métro, le 15 Janvier 2011. L'utilisateur Youtube Languagelover7 a ajouté des sous-titres en anglais en haut de l'écran.

La version originale peut être trouvée ici [en chinois]. Cette vidéo a obtenu plus de 5 millions de vues en l'espace de quatre jours. Le témoignage suivant est l'explication de la situation du point de vue hongkongais.

當天與女友在紅磡站上車,上車後近我的兩排位都坐滿人,一邊一個­­大人三個小孩,一邊即是三個大人以及他們的行李。當時都不以為­然­;後來看到那個媽咪張一包童星點心麵倒進她旁的小孩手中,而­另外­兩個女孩則有一個拿著糖包。及後雙手捧著一堆點心麵的小孩­不小心­將一些灑到身上及地上。看到這個程況,我便以我有限的普­通話,指­著不准飲食的牌向他們說:不好意思,這裡不能吃東西。­之後…..­換來一輪啾呼叫。那媽咪說只是小孩子吃,以及正在收­起,問我為何­要多事…..我向他說剛才我都有見你放進自己口中­,你也有吃….­.其實講左幾句我都知冇結果,誰知這時他們對面­的友伴邊笑邊出聲­:佢地說得真是很差!我很火用廣東話同佢地講­:我係講得差!呢度­係香港人的地方,你同我講返廣東話。這時他­們有一句沒一句繼續講­,這時有位見義勇為的男仕出聲:收聲啦!­好嘈呀!繼續食呀好唔好­?自己做錯野仲嘈,要唔要叫職員呀?當­那班人還在嘈時,男仕在旺­角東站按著車門,等職員過來。而我亦­第一時間下車向職員揮手叫他­們過來。之後你地都響YTUBE度­見到晒

Ce jour-là, j'étais avec ma copine à la station de métro de Hung Hom. Tous les sièges de la voiture étaient occupés. D'un côté, il y avait un adulte et trois enfants et de l'autre, trois adultes avec leurs bagages. A un moment, j'ai vu la maman donner quelques nouilles pour le goûter à l'un de ses enfants, les deux autres filles avaient des bonbons dans les mains. Le garçon avec les nouilles en a fait tomber un peu sur ses vêtements et sur le sol. En voyant cela, j'ai montré du doigt le panneau ” interdiction de manger” affiché dans la voiture et je leur ai dit dans un mandarin [le Chinois standard de Chine continentale] limité: ” Excusez-moi, vous ne pouvez pas manger ici.” Ensuite, j'ai eu le droit à une série de justifications. La maman a dit que seuls les enfants mangeaient, qu'elle était sur le point de tout ranger et que ce n'était pas mes affaires… Je lui ai dit que je l'avais vue manger aussi… Au fond, je savais que tout ce que je pourrais dire ne changerait rien à son attitude et j'étais sur le point de me taire mais à ce moment-là, son ami qui était assis en face d'elle s'est moqué de moi. Il a dit: ” Son mandarin est si mauvais!” Cela m'a vraiment énervé et j'ai répondu en cantonais: “Mon mandarin est mauvais ! On est à Hong Kong ici, vous devriez parler cantonais!”. Ils ont continué à se défendre bruyamment. Puis, un homme a courageusement pris ma défense et a dit : ” Taisez-vous ! Vous êtes vraiment très bruyants ! Continuez de manger, ok ? Comment pouvez-vous crier comme cela alors que vous êtes en tort ? Dois-je appeler la sécurité ?” Comme ils continuaient de parler fort, l'homme a appuyé sur le bouton pour appeler la sécurité quand le métro arriverait à la station suivante. Et j'ai fait signe à la sécurité afin qu'ils viennent gérer le problème. Tout ce qu'il s'est passé ensuite est sur la vidéo Youtube.

Il y a deux principaux types de réactions à cette vidéo faite à Hong-Kong. Certains critiquent le manque de savoir-vivre des Chinois continentaux ; les autres trouvent qu'il est inutile d'en faire toute une histoire. Le commentaire le plus populaire sur Youtube est celui de Suilam321:

@MrDrxchannel 請問你有看part1了嗎 你有聽到片主被嘲笑嗎? 中國大陸沒這麼糟糕?也許是小部份人吧 暑假最多中國大陸人來香港的時候 我分別去了香港迪士尼和海洋公園 但情況是 無論去到那一個主題公園 都會有大陸人插隊 當然我沒有說全部大陸人都這樣 也許你會說香港人也一樣 但香港人一般被指責後 都會乖乖排隊 我遇到的卻是 我只說叫他們不要插隊 同行插隊的那個女人便開始發爛 說前面有人幫排隊之類 試想想如果每個人都這樣 會有秩序嗎? 最後我只好找職員 那個人卻理直氣壯說 邊隻眼見到佢有插隊? 最後卻鬧多事 以粗口相對 請問這還又是否需要容忍?

@MrDrxchannel Est-ce que tu as vu la première partie ? Ne vois-tu pas comme on s'est moqué de cet homme ? Les Chinois continentaux ne sont pas si mauvais ? Peut-être qu'une petite partie d'entre eux l'est. Pendant les vacances d'été, quand le nombre de touristes venant de Chine continentale en voyage à Hong Kong était à son maximum, je me suis rendu à Disneyland et à Ocean Park. Partout où j'allais, je voyais des Chinois continentaux passer devant les autres dans les queues. Bien sûr,  les Chinois continentaux ne sont pas tous comme ça. Tu risques probablement de dire que les Hongkongais sont pareils. Cependant, en général, lorsque l'on fait remarquer sa mauvaise attitude à un Hongkongais, il retourne à sa place dans la file. Lorsque j'ai demandé à une Chinoise de ne pas passer devant les autres, elle s'est énervée et s'est mise à répéter que d'autres le faisaient aussi. Si tout le monde fait ça, l'ordre existera-t-il un jour dans la société ? J'ai demandé au personnel de s'en occuper mais la femme a affirmé qu'il n'y avait aucune preuve montrant qu'elle avait doublé des gens dans la queue et m'a fait grossièrement comprendre que ce n'était pas mes affaires. Doit-on vraiment supporter ça ?

Concernant la réaction des Chinois continentaux, il y a des avis plus modérés, tel que le commentaire ci-dessous fait par Wen Yunchao sur Facebook [en chinois], que d'avis critiques.

港人很讨厌在地铁上吃东西的大陆人,因为地铁规定说不能在地铁上吃东西且吃东西的是大陆人;但港人不会讨厌在公车上大声讲电话一讲一路的港人,一则是因为没有规定禁止,二是因为讲电话的是港人。这些都与素质和文明无关。

Les Hongkongais détestent les continentaux qui mangent dans le métro car selon les règles, c'est interdit. De plus, ce sont des continentaux qui enfreignent la loi. Mais les Hongkongais ne détestent pas les gens qui parlent fort dans les transports publics, car il n'y a aucune règle contre cela, et c'est un Hongkongais qui parle. Cela n'a rien à voir avec le savoir-vivre ou la culture.

Le commentaire le plus controversé venant de Chine continentale est apparu le 19 Janvier sur la télévision sur Internet. Le professeur de l'Université de Beijing, Kong Qingdong, a déclaré que la plupart des Honkongais avaient été corrompus par les colons britanniques et les a comparés à des “caniches”.

Languagelover7 a aussi ajouté des sous-titres anglais à cette vidéo [ qui n'est maintenant plus en ligne] et l'a postée sur Youtube.

Le courant sous-jacent de la tension entre Hong Kong et la Chine continentale est entièrement lié à l'influence grandissante du gouvernement de Pékin sur Hong Kong comme l'a indiqué la visite officielle du vice premier ministre Li Keqiang en Août 2011. Récemment, la tension politique s'est manifestée lors de plusieurs conflits culturels et sociaux comme par exemple les scandales publics au sujet de la pénurie de lait en poudre pour bébé, des femmes enceintes de Chine continentale “pillant” les ressources des hôpitaux locaux, de “l'invasion” des touristes de Chine continentale et du statut officiel du cantonais à Hong Kong.

Le 20 Janvier, sur son forum (qui aborde des questions plus larges), Tinkylei a réagi à l”interview de la télévision hongkongaise :

Wow…L'interview est sous-titrée en anglais et la traduction est plutôt juste… Je ne peux pas croire qu'un “universitaire” de Chine continentale ait pu dire une chose pareille. Pourquoi est-ce que tout le monde devrait parler mandarin ? Les gens ont le droit de s'exprimer dans leur langue maternelle. Quand vous dites des Chinois (du continent) qu'ils hurlent et des Hongkongais qui parlent cantonais qu'ils sont à la fois des chiens et des individus non éduqués, il serait nécessaire de revoir vos propos. Les Hongkongais parlent eux aussi leur langue natale (le cantonais)… J'en ai assez du PCC et des continentaux lobotomisés. Allez-y, continuez à envoyer des Chinois afin de mélanger les gens, laissez les riches continentaux acheter des maisons et s'installer ici, laissez les continentaux les plus pauvres venir accoucher ici et profiter des prestations sociales et envahir la ville. Vous devriez tuer tous les Hongkongais nés à Hong Kong avant 1997 tant qu'à faire.

Turkménistan : Village planétaire ou village coupé du monde ?

global voices - lun, 01/30/2012 - 23:03

(Le billet d'origine en anglais a été publié le 21 septembre 2011)

Le Turkménistan est connu comme l'un des pays les plus secrets et isolés de la planète. La présence étrangère y est limitée à une poignée de diplomates et de cadres travaillant pour quelques grosses sociétés du secteur énergétique et de la construction. [Tous les liens sont en turkmène].

Dans ce sens, le Turkménistan peut être qualifié de désert mondial. Une discussion récente intitulée « Les Américains dans les villages » sur le nouveau forum de discussion turkménophone ertir.com est révélateur de la façon dont l’isolement de ce pays a influencé la mentalité de ses habitants.

Turkménistan

Entretien dans le parc public de la capitale Ashgabat, photo Mirka Duijn, copyright Demotix (24/09/2009).

Le Turkménistan est un pays de 5 millions d’habitants, riche en hydrocarbures. Ayant connu la conquête tsariste au 19ème siècle et par conséquent incorporé au sein de l’Union Soviétique en 1924, coincé entre l’Iran et l’Afghanistan, la peur des voisins et des grandes puissances y est omniprésente.

Le nationalisme n'a commencé à se développer qu'une vingtaine d’années après l’indépendance du pays de l’Union Soviétique. L’imprévisibilité de la dictature ajoute à la popularité des scénarios d’espionnage et de la théorie du complot parmi les habitants.

Le gouvernement maintient le secret autour de ses actions, et les discussions publiques à caractère politique sont considérées comme tabou. Les médias, totalement contrôlés par l’Etat, ne relayent que les informations officielles ; par conséquent, les gens ne savent et ne comprennent que très peu de choses concernant la politique du gouvernement. Statistiques et autres informations librement consultables ailleurs constituent des secrets d’Etat au Turkménistan.

C’est pourquoi une présence américaine dans un village turkmène peut engendrer une réelle curiosité et mener à toutes sortes de spéculations parmi la population. Mais comme l’affirme un proverbe turkmène, « Il y a une logique parmi la foule », et cette discussion en ligne ayant eu lieu le 10 septembre 2011 a quelque peu clarifié le sujet.

« Les Américains dans les villages »

L’internaute « Görogly », qui a ouvert une conversation intitulée « Les Américains dans les villages », a écrit :

« Je ne sais pas si vous êtes témoins d’une situation similaire dans la région où vous vivez, mais dans le village attenant au mien,  un Américain travaille comme professeur d’anglais. Il est évident que les professeurs américains ne viennent pas ici pour le salaire d’une école communale. Lors de la fête de l’école, il filmait tout ce qui bougeait, à tel point que les « tantes » (femmes âgées) du village ont commencé à jurer : ‘Que le haram soit avalé par la terre ! ‘ [une expression turkmène utilisée pour désigner quelqu’un que l’on souhaite voir disparaître]. Il abuse de notre patience en utilisant sa caméra. Quels sont vos opinions à propos de ces gens là? Que font-ils au Turkménistan ? »

Turkmentalyp est le premier à partager son avis :

« Evidemment, il ne s’agit pas là d’une pure coïncidence. Ils appartiennent à des institutions qui cherchent à s’informer sur les aspects économiques, politiques et sociaux du Turkmenistan. Ils mettent donc en place une stratégie ’vicieuse ‘. En bref, ils évaluent l’anatomie du peuple, ses forces et ses faiblesses. Comme dans une bataille, ils utilisent les faiblesses de leurs opposants.

Görogly a rejoint la discussion :

« Durant l’ère de Güljamal Han, ils vivaient aussi parmi la population et ils sont venus avec Skobelev [le général de l’armée russe qui a vaincu les Turkmènes à l’entrée de la ville de Gökdepe]. Qui sait quelles sont leurs motivations ? Nous devrions les craindre.

Abadan ajoute :

« Ils veulent apprendre les traditions turkmènes ».

Gudrat acquiesce :

« Oui, bien sûr qu’ils veulent apprendre notre culture. Pensez-vous sincèrement qu’un espion filmerait avec une caméra ? S’il était effectivement un espion, vous ne sauriez même pas qu’il est américain. »

Kural  renchérit :

” De quoi donc parlez-vous ? L’être humain est curieux, il veut connaître d’autres cultures, enseigner la sienne, il veut partager des expériences… N’était-ce pas une Américaine qui est morte écrasée par un bulldozer israélien ? [Référence à Rachel Corrie, une militante américaine tuée dans la Bande de Gaza par un bulldozer des Forces de Défense Israéliennes].  Si je voyageais dans un pays étranger, même si c’était en Afrique, je prendrais ma caméra avec moi.

Nous n’allons pas en vacances dans les villages pour enseigner ce que nous savons.  Les gens ont besoin de quelqu’un pour leur enseigner des choses. Ils ne savent pas ce qui est juste ou faux. Si on a peur de la caméra, on doit changer. Le gouvernement turkmène, qui n’a pas accepté les lettres de créance des deux diplomates israéliens, devrait pourtant être capable de gérer cette affaire.”

Senem n’est pas d’accord avec Kural :

« Mais Kural, c’est l’Amérique. On ne devrait rien attendre de meilleur de la part de l’Amérique ».

Kural répond :

« Senem, pour être honnête, j’ai eu toutes les difficultés du monde dans ma vie au Turkménistan. J'ai surmonté. Mais, même si les gens se font battre ou réprimander, ils sont tellement contents de leur gouvernement. On ne devrait pas avoir peur mais agir avec audace. Ce n’est pas à eux de venir enseigner ici, c’est à nous. »

Abadan demande :

« Pourquoi y a-t-il un signe sur le mur de l’Ambassade Américaine indiquant que la prise de photographies est interdite ? Chaque fois que j’y passe devant, je me pose la question. Il n’y a personne ici qui prend de photographies pour organiser un attentat. »

Senem répond :

« Ils pensent que tout le monde est comme eux. »

Leo Messi dit :

« Si je sors du pays, je filme tout ce que je ne suis pas habitué à voir. Je filme les taxis, les restaurants, même quand les gens sont en train de parler. Et cela fait de moi un espion ? Je ris. Le village mort est-il un point militaire ou stratégique qui vaut la peine d’être filmé ? Compares-tu l’époque de Skobelev à la nôtre ? Une fois de plus, je ris. La technologie a progressé, maintenant les informations d’espionnage sont obtenues par le biais d’espions virtuels, pas en envoyant un de leurs citoyens dans un village moribond. D’ailleurs, tous les Américains ne sont pas mauvais. Si à la place de l’Amérique, la Turquie ou la Russie étaient des superpuissances, elles seraient pires. Je ne vois rien de mal à ce que fait l’Amérique. Ils essayent de nettoyer des pays comme l’Irak et l’Afghanistan de la saleté. Vive l’Amérique. »

Turkmentalyp insiste :

« Ils ont achevé l’Etat irakien en appelant cela la démocratie. Pour nettoyer la saleté nous n’avons pas besoin de l’Amérique. Il serait mieux pour eux de ne pas fourrer leur nez dans les affaires des autres. Connaître l’opinion des gens implique une information large. Ca inclut également l’apprentissage des traditions. Mais pour envahir un pays, il n’y a pas que l’information militaire qui est nécessaire. Les médias et les conflits qui dérivent des opinions des gens sont également importants. Pour faire cela à la perfection, l’apprentissage des traditions est la meilleure chose. »

Leo Messi répond :

« Turkmenyalp, pour connaitre la pensée des gens, ils ont des services spéciaux. De plus il n’y a pas d’Américains qui travaillent dans ces services. Ce sont les gens des pays sous étude qui transmettent (l'information). Par exemple, sur le Turkménistan, ce sont les employés de azatlyk.com, qui trouvent pour eux. »

Halasgär semble pessimiste :

« Leur but n’est pas seulement d’espionner mais aussi de trouver de jeunes collaborateurs pour l’avenir. Pour promouvoir des gens comme Sylapmen [un chrétien devenu Turkmène]. On devrait être très attentif. Que Dieu ne sépare pas les gens de leurs croyances, de leur belle vie, et de leur pays d’origine. Amen. »

Heromant se joint à la discussion :

« Je travaille actuellement au sein de l’Union des Agriculteurs Azatlyk à Yoloten. Je filme tout ce que je vois parce qu’ici ça ressemble à l’Afghanistan. Suis-je également un espion ? Tu es risible. Va en Amérique, regarder leurs villages avec une caméra. Tu ne seras pas pris pour un espion. Apprends et laisse progresser ta pensée. Plutôt que de jaser sur l’Amérique, laisse ta pensée se développer. »

YaSwami est d’accord :

« Selon moi, ils savent ce que les Turkmènes ne savent pas, en politique ils savent qu’on est soumis aux Russes. Dieu sait ce que vous essayez de cacher aux caméras. »

Belulym dit :

« Qui l’a nommé professeur ? Il est improbable que quelqu’un venant d’Amérique devienne un professeur de village. Il devrait plutôt travailler à la ville. Hmm, c’est une situation fort suspecte. »

Mylayym explique :

« Les professeurs d’anglais sont envoyés par Peace Corps. De même que nos compatriotes sont envoyés aux Etats-Unis pour apprendre l’anglais. Il n’y a pas de quoi avoir peur. Nos compatriotes peuvent aussi filmer là-bas. J’ai vu de mes propres yeux que beaucoup d’entre eux ont appris l’anglais. Si ma famille me l’autorisait,  j’aurais ramené une fille pour vivre avec nous, mais ma famille n’a pas voulu, et les Corps ont dit qu’ils ne placent pas leurs volontaires à Ashgabat. Quand j’ai demandé pourquoi ils veulent enseigner l’anglais aux villageois, ils ont répondu qu’il est plus facile d’apprendre le turkmène dans les villages que dans les villes. Photographier n’est pas seulement interdit à Ashgabat, mais dans toutes les ambassades américaines. »

Explorer a eu le dernier mot sur le sujet :

« Vous vous comportez comme si vous viviez au 18ème siècle. Laissez-les filmer s’ils le veulent. Nos villages sont-ils des secrets d’Etat maintenant ? Ne laissez pas les étrangers écouter ce que vous dites parce que vous allez les faire rire de vous. C’est un problème de mentalité. Le problème de ne pas croire qu’une personne peut en effet voyager dans un autre pays pour connaître sa culture et sa population. Parce que nos ordinateurs n’ont pas un tel code dans leur BIOS. Ça devrait être un espion, un ennemi ou quelque chose du même genre. Par conséquent, il devrait être pendu, lapidé ou extradé. »

St. Vincent et les Grenadines : Proverbes préférés

global voices - lun, 01/30/2012 - 22:28

“Je les trouve à la fois beaux et expressifs avec une touche si caribéenne”: déclare le blog Abeni au sujet des proverbes antillais.

Fête nationale australienne : une protestation de l'Ambassade Aborigène dégénère

global voices - lun, 01/30/2012 - 22:25

(Tous les liens sont en anglais) Les cérémonies de la fête nationale australienne sont en général très ennuyeuses. A moins que des dirigeants politiques australiens se réunissent à quelques pas seulement d'un rassemblement à la très litigieuse Ambassade aborigène (elle est représentée par une tente d'où son nom en anglais Aboriginal Tent Embassy). Quand ceux qui s'y trouvaient ont appris un peu plus tôt dans la journée que le chef de l'opposition Tony Abbott avait suggéré qu'elle soit enlevée, une manifestation spontanée a éclaté dans le hall du restaurant où la Premier Ministre Julia Gillard était en train de remettre des médailles.

L'agitation a vite tourné à la farce. Voici comment se sont déroulés les événements : les propos de M. Abbott ont été mal interprétés ; l'origine de ce malentendu venait de Tony Hodges, un des conseillers en relation média du Premier Ministre (il a démissionné après l'incident) ;  des accusations de gonflement des violences par les média ; une chaussure perdue par Mme Gillard lui a été rendue après une suggestion de vente sur e-bay ; un intermédiaire a été nommé puis fortement démenti. Du moins ce sont les principaux faits que l'on puisse en tirer jusqu'à présent.

Cette photo de la Première ministre Julia Gillard tentant d'échapper aux manifestants est devenue virale.

Le blog Preston Institute a trouvé les responsables dans son article, Des conseillers stupides, des média stupides - c'est Canberra aujourd'hui :

L'”outrage” fait hier à la Première ministre et à Tony Abbott est l'une des histoires les plus divertissantes à faire la une de nos média. Finalement on en aura appris plus au sujet des média et de la politique actuelle que sur l'esprit du militantisme australien.
L'histoire en elle-même, racontant la fuite d'un restaurant de Canberra assiégé par d'inoffensifs manifestants, a fourni un sujet en or à la presse écrite et télévisuelle, nationale et internationale.
… La réalité semble être plus prosaïque, la menace contre Gillard et Abbott a été infime.

Dans une analyse très détaillée sur Le vote de la conscience, Marian Dalton argumente que :

L'unique chose dont nous nous rappellerons de la Fête nationale australienne, sera l'image de la Première ministre Julia Gillard mise en sûreté…
Ça a été une scène lamentable, cela n'a rien apporté de bon à la cause de l'Ambassade aborigène.
Les gens se souviendront de ce spectacle honteux qui n'aura rien fait d'autre que de porter atteinte à la cause des droits aborigènes, et en particulier de leur Ambassade.

Skepticlawyer n'a pas pu résister à l'envie de consacrer un post entier à la chaussure perdue : Quand notre QI est plus faible que notre pointure, et on ne parle que d'une chaussure…

Pour moi, Tony Abbott me fait hurler de rire, vraiment ! C'est un conservateur bigot du “big government” de la pire espèce. Mais il n'a pas demandé que 'soit arrachée' la tente de l'ambassade et n'a pas “incité à l'émeute”. Si émeute il y a, - comme c'est normalement le cas - elle est de la responsabilité des émeutiers.
Les média ont spéculé pour savoir si Tony Hodges avait mal interprété Abbott, rendant ces propos plus agressifs. Cela peut paraître pervers, mais j'espère que cette histoire est vraie, car le fait de répondre violemment à cette situation décrite ci-dessus, suggère qu'au moins certains Australiens planent complètement en matière politique.

Dans le billet, Fête nationale d'Australie 2012 : le mal triomphe et les bons se taisent, Gladly “l'ours qui louche” défend le besoin d'une ambassade aborigène mais pas la manière dont ils ont manifesté :

Les Aborigènes australiens ont toutes les raisons du monde d'être en colère. Ils ont toutes les raisons de défendre leur ambassade. Mais nous sommes en Australie et, quelle que soit notre histoire, quelles que soient les erreurs du passé, ici, aujourd'hui, nous ne menons pas les batailles politiques par la violence physique.
… Je suis écoeuré et consterné de ce qui a semblé hier être une tentative d'intimidation et de menace de la part de certains militants aborigènes et leurs acolytes, envers le chef de l'opposition Tony Abbott et la Première Ministre Julia Gillard.

Dernier rebondissement, johnboy a révélé sur le forum ouvert RioAct que :

Dans (le journal) Canberra Times, le Secrétaire des Syndicats ACT (NdT : Territoire de la capitale australienne), Kim Sattler, dément avoir été à l'origine de l'agitation de l'Ambassade aborigène en répandant l'information que Tony Abbott était dans ce restaurant.
Interviewée par le Sunday Canberra Times ce matin, Mme Sattler a confirmé qu'elle s'était bien rendue à la tente de l'Ambassade mais qu'elle n'était pas l'intermédiaire.
“J'ai entendu quelqu'un du public le dire”, affirme-t-elle.
C'est un peu embêtant dans la mesure où (le quotidien) The Age rapporte que c'est la Première Ministre qui a accusé Mme Sattler.

Qui peut connaître la vérité à ce stade ?

Mike Stuchbery a capté l'esprit du moment dans son blog éponyme  :

Il y a les petites phrases, l'outrage, la scène-clé et ce qu'il reste, c'est ce qui fait exulter les blogs des charognards.
Tout le monde se retrouve sali après ce qui s'est passé aujourd'hui à Canberra.
Et en particulier, les manifestants.

Il a même un témoin, son “petit frère”, si vous êtes intéressé par un soit-disant récit de première main.

Peut-être que la politique moderne est plus affaire d'apparence que de réalité, et une bataille entre médias et leurs commentateurs, pour savoir qui est le plus indigné. De manière ironique, beaucoup trop de monde était prêt à réprimander les gens de l'Ambassade pour leur réaction précipitée à une fausse information, et ils se sont hâtés de faire de même devant les récits des médias.

Río Negro, lago que se escapa

imprentaluz - lun, 01/30/2012 - 21:48
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Foto que describe un atropello, otro.

Catégories: imprenta

Metz, 1961: enquête sur une ratonnade

mediapart - lun, 01/30/2012 - 19:51
Sophie Dufau © Jean-Baptiste Allemand

Ce mardi 31 janvier, à 20 heures, Mediapart vous invite à débattre des mémoires franco-algériennes au Théâtre national de Chaillot (plus d'informations ici). Nous diffusons le webdocumentaire de Jean-Baptiste Allemand : une enquête sur la nuit du 23 au 24 juillet 1961 à Metz, qui vit des paras sortir des casernes afin de se venger des Algériens.

Que s'est-il passé à Metz, dans la nuit du 23 au 24 juillet 1961, en pleine guerre d'Algérie ?

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Starve a Fever, Feed a Cold

the Paris review - lun, 01/30/2012 - 19:00

My husband and I got engaged on December 30, 2005, in a restaurant in Greenwich Village. We spent the next night at home, having planned a feast for two. About halfway through an afternoon of strenuous cooking, however, Andrew became quiet and glassy-eyed. He took to the couch, rousing himself only when I served the fish.

The sight of his laden plate made him flinch, but he bravely took a bite of potato-crusted salmon. “Mmm,” he said unconvincingly, “this is good.” Mine was overcooked. “I think I’m going to throw up,” he said. I thought that was a drastic overcorrection, but before I could say so, he was on his way to the bathroom, where he remained for many hours.

This gave me plenty of time to drain the champagne, eat up my gougeres and caramels, and contemplate the future to which I had recently committed myself. Is this a psychosomatic reaction to the idea of being with me forever? I wondered. I suppose this is what having children will be like, I thought, as I did my best to keep him clean and comfortable and get him into bed once his body had expelled everything.

Now I know that when your child is sick, you, too, are often sick, making motherly nursing even more challenging than I had imagined. I spend long stretches of every winter making cup after cup of peppermint or ginger tea to decloud my head. This past December, as I coped with my third annual Thanksgiving-through-New-Year’s malaise, I thought to consult Mrs. Beeton, whose masterwork, Mrs. Beeton’s Book of Household Management, I remembered included a chapter on invalid cookery. Read More »

Catégories: livres

Ethiopie: Un arsenal législatif contre la liberté d’expression

global voices - lun, 01/30/2012 - 18:39

Reporters Sans Frontières  a publié un rapport sur la liberté d'expression et les conditions de travail des journalistes en Ethiopie, disant que: “Le pays s’est doté au cours des trois dernières années de lois – sur la société civile, sur la lutte antiterroriste, etc. – accusées d’empiéter sur les droits pourtant garantis par la Constitution éthiopienne. C’est en partie cet arsenal législatif qui a pour conséquence directe de réduire l’espace démocratique et la liberté d’expression.”

Logement : le nouveau cadeau de Nicolas Sarkozy aux propriétaires

mediapart - lun, 01/30/2012 - 17:18
Ellen Salvi

Nicolas Sarkozy avait promis des mesures « extrêmement puissantes » sur le logement le 18 janvier. C'est finalement une « mesurette » qu’il a annoncée, dimanche soir, en proposant d'augmenter de 30 % le coefficient d'occupation des sols. 

Nicolas Sarkozy avait promis des mesures « extrêmement puissantes » sur le logement pour « la fin du mois », lors de son discours de clôture du sommet social,

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