"Celui qui voit n'a pas le même horizon que celui qui regarde : le second choisit, l'autre pas."
"Qu'est-ce que la pensée peinte?
C'est une matière qui fait voir
Quel lien y a-t-il entre voir et penser?
Un lien fondamental et que la peinture ranime..."
"L'air, la lumière, ce sont les oubliés du regard. Nous voyons les choses, les visages, le monde, nous ne voyons pas ce qui les rend visibles."
Qu'est-ce que la beauté? Longtemps, j'ai regardé le ciel...Si je m'y perds, c'est qu'il est le seul lieu où la vue et le visible sont identiques."
Oscar del Barco, poète et philosophe argentin m'attire l'attention sur Bernard Noël à propos de sa récente visite à Buenos Aires.
Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années. Les Français souffrent. Ils souffrent dans leur vie : le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas ; la hausse des prix et des taxes ampute leur pouvoir d’achat ; l’insécurité est partout ; leurs emplois s’en vont au gré des fermetures d’usines et des délocalisations industrielles ; l’école, l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens ; l’avenir semble bouché pour eux et pour leurs enfants ; la jeunesse se désespère d’être maintenue en lisière de la société.
- La perte du Triple A français signe deux échecs. D’abord c’est la fin des « Reaganomics ». La droite française avait fait des baisses d’impôts l’alpha et l’omega de sa politique économique. Le socle du programme de Jacques Chirac était la réduction d’un tiers de l’Impôt sur le Revenu ; celui de Nicolas Sarkozy promettait de baisser de 4 points les prélèvements obligatoires.
La dégradation de la note de la France est tout sauf une surprise. Mais elle est un événement qui vient détruire le nouveau “storytelling” déployé depuis deux semaines par le président. En annonçant sur à peu près tout et n'importe quoi, mesures, réformes et projets de loi, le candidat Sarkozy pensait faire oublier l'essentiel : la crise et ses échecs répétés, au niveau national et européen.
La dégradation de la note de la France n’est pas une surprise.
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Perry Anderson: Lula’s Brazil - Contrary to a well-known English dictum, stoical if self-exonerating, all political lives do not end in failure. In postwar Europe, it is enough to think of Adenauer or De Gasperi, or perhaps even more impressively, Franco. But it is true that, in democratic conditions, to be more popular at the close than at the outset of a prolonged period in office is rare. Rarer still – indeed, virtually unheard of – is for such popularity to reflect, not appeasement or moderation, but a radicalisation in government. Today, there is only one ruler in the world who can claim this achievement, the former worker who in January stepped down as president of Brazil, enjoying the approval of 80 per cent of its citizens. By any criterion, Luiz Inácio da Silva is the most successful politician of his time. [london review of books]
En deux temps, trois mouvements, les démocraties occidentales auront réussi l'impossible : requinquer le colonel Kadhafi, et le rendre relativement sympathique. Assailli par les missiles de l'armada occidentale venue en découdre avec lui, cet autocrate qui s'était endormi la veille dans la peau d'un bourreau se sera réveillé, au son des déflagrations, dans la peau d'une victime.
Les violencess'intensifient en Côte d'Ivoire, près de quatre mois après le scrutin présidentiel contesté. Dans un entretien à Mediapart, Sidiki Kaba, président d'honneur de la FIDH, avocat de Gbagbo et de Ouattara dans les années 1990, exhorte les Nations unies à «renforcer» leur mandat pour protéger les populations. L'actuelle mission regarde les civils se faire massacrer. Il est urgent d'aller au-delà, estime-t-il. [La FIDH: l'Onu doit se réveiller en Côte d'Ivoire (par Ludovic Lamant) - mediapart]