Enamorados

Il dit qu'il ne sait pas peindre, qu’il n’a rien étudié, qu’il peut brûler les tableaux, qu’il peut peindre ou écrire seulement en prêtant attention à ce qui vient, à ce qui se passe, à l’écart du dire des experts ou de celui des critiques ; ce qui importe c'est l'attention, l’ouverture, la disponibilité du don. La peinture est un acte qui est arrivé dans les mains comme toutes les choses données, dit Oscar del Barco, Argentin.
Comment appeler ce qui n’a pas de nom ?
Comment pouvons-nous accepter ce qui n’est pas nommé?
Comment être sans être ...?
Se demande-t-il.
Depuis des années, il ramasse dans les rues du carton, du bois "presque prêt" ... et après il se laisse mener par le flux ... et puis ... quoi?
Les peintures deviennent chères, l’on se souvient d’elles, et s’entassent occupant tout et partout, chaque endroit est plein de peinture, de la poussière, des clous, des gouttes, des odeurs, des chiffons, des coupures d'images quelque fois sentis et enregistrées... le tout formant un nouveau tout plein des ténèbres.
Oscar del Barco, philosophe et poète, a montré sa peinture à Cordoba pendant les premiers mois de 2008. Il a publié memoria de aventura metafísica ; variaciones sobre un viejo tema ; infierno ; elegía a Alberto Burnichón ; tu – el ; dijo I ; dijo II ; poco pobre nada ; diario ; espera la piedra.

